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Le manque de main d'œuvre persiste dans le BTP

Le manque de main d'œuvre persiste dans le BTPLes entreprises de la filière peinent à recruter et s'en inquiètent. Dans plusieurs départements, les Fédérations du BTP sont obligées de monter au créneau face à la demande des entreprises. Le problème n'est pas nouveau, il a commencé début 2020. Comme le BTP était à l'arrêt lors du confinement de ce printemps, les effets du manque de main d'œuvre ne se sont pas faits sentir immédiatement.

Lorsque le secteur a dû se remobiliser pour reprendre les chantiers, il a fallu se rendre à l'évidence: dans certaines régions, le BTP peut représenter jusqu'à 25 % des offres de Pôle emploi tant la demande est forte. Il ne s'agit pas ici de télétravail dans les travaux publics, mais plutôt de chefs de chantier, de maçons, de chauffeurs d'engins. Certaines entreprises attendent parfois un an avant de réussir à recruter le personnel qualifié que les chantiers exigent.

Le manque de main d'œuvre persiste dans le BTP
Le manque de main d'œuvre persiste dans le BTP malgré l'abondance de postes de travail à pourvoir.

Malgré tous les emplois à pourvoir dans le bâtiment, en face on n'a pas la main d'œuvre disponible et prête. Impossible de nier les difficultés qu'éprouvent les entreprises de construction, de désamiantage, de démolition, d'espaces verts, bref toute une filière qui fait face au problème de recrutement dans le BTP et n'a pas de solution sous la main. Actuellement toutes les personnes motivées sont recrutées, même celles qui ont besoin d'apprendre le métier. Etre motivé est suffisant pour mettre la main à la bétonnière. Si vous vous présentez, on ne vous laissera pas partir!

Les dirigeants à la tête d'entreprises du BTP ne ménagent pas les efforts en direction de Pôle Emploi pour recruter, avec l'aide des Fédérations qui jouent leur rôle. Le constat est partagé par tous les professionnels de la construction: le manque de personnel qualifié est criant dans un contexte où les carnets de commandes sont bons et où les retards de chantiers s'accumulent. Malgré de nombreuses offres à pourvoir (la moitié sont des CDI), les candidats ne se précipitent pas pour travailler.

La crise du Covid19 n'a pas abouti à un écroulement du secteur. Au contraire la nouvelle vague de confinement BTP depuis le 30 octobre n'a pas signifié rester à la maison, les chantiers tournent à plein et l'activité continue. Pour le début 2021 les prévisions sont optimistes, les entreprises vont être en manque de plombiers, de manœuvres et de maçons, de charpentiers, de menuisiers, de couvreurs, d'étancheurs. Comme le matériel de chantier autonome n'en est qu'à ses débuts, on manque aussi de conducteurs d’engins.

Le manque de main-d’œuvre oblige les entreprises à refuser des chantiers. Pourtant les métiers ont changé, les indemnités de trajet sont prises en charge dans le BTP, l’apprentissage a même le vent en poupe,mais cela reste insuffisant. On reconnaîtra l'implication de Pôle Emploi qui proposent des formations pour des menuisiers poseurs, des installateurs thermique et sanitaire, des électriciens en bâtiment, mais ce n'est pas suffisant de bénéficier d’actions de formation: encore faut-il que des salariés intéressés se présentent.

Le CV n'est plus un obstacle. On sait que certains domaines d'étude sont à éviter (sauf si on veut être sûr d'être au chômage) : la psychologie (20% de chômeurs) et les beaux-arts (16%). Certains pays envisagent même d'adopter une loi pour limiter l'accès aux études de psychologie. Au final les personnes se retrouvent à travailler comme simple éducateur, prisonnières d'un CV universitaire qui ne leur permet pas de travailler. Or dans le BTP, Pôle Emploi a mis au point des tests de recrutement par simulation reproduisant les gestes professionnels pour identifier des chômeurs en mesure d'exercer des postes sur les chantiers et sortir de la marginalité.

Sur mon blog d'actualité du bâtiment j'évoque régulièrement le manque de main d'œuvre dans le secteur. La pénibilité peut faire peur, mais les choses changent peu à peu et les qualifications augmentent avec les nouveaux matériels. Les demandeurs d'emploi qui n'ont pas trouvé leur vocation peuvent bénéficier de courtes périodes d’immersion professionnelle, parfois même en enterprise d'insertion pour ceux qui n'ont pas de qualification et souhaitent apprendre à travailler sur les chantiers, voir même dans la distribution de matériaux de construction comme à la Plateforme du Bâtiment ou autre. La bonne condition physique reste un préalable au recrutement.

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Aix en Provence, le 30 novembre 2020

Michel Campillo

Michel Campillo Michel Campillo, consultant d'entreprise
Logiciels de Gestion
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➽ Les articles d'actualité sur le BTP dans le contexte de la crise sanitaire sont repris chronologiquement sur la page d'accueil du blog BTP. J'ai aimé cet article: « Les indemnités forfaitaires petits déplacements  »

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