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Le risque d'un retour de l'inflation

Le risque d'un retour de l'inflationOn constate une inquiétude croissante concernant l'inflation, alimentée sur les marchés mondiaux par la publication en juin de données sur les prix à la consommation aux États-Unis qui ont augmenté de 5 % sur les douze derniers mois. Quant au reste du monde développé, il se remet lentement de la récession induite par le Covid comme on l'a vu avec le le BTP en confinement, toutefois la pression inflationniste augmente aussi.

Les banques centrales admettent que le risque d'un retour de l'inflation existe. La grande question est de savoir si cela va annoncer un retour à une inflation beaucoup plus élevée, voire une spirale salaires-prix du type de celle que nous avons connue dans les années 1970.

Le risque d'un retour de l'inflation

Les investisseurs qui prennent ce risque au sérieux reconnaîssent que l'ère des taux d'intérêt ultra-bas semble révolue, auquel cas les obligations à taux fixe, qui ne rapportent actuellement presque rien, s'avéreront toxiques. Dans ce scénario inflationniste, lorsque les banques centrales relèveront leurs taux pour lutter contre l'inflation, les rendements obligataires suivront et les prix des obligations chuteront, infligeant de lourdes pertes en capital aux investisseurs.

Se désengager des obligations à taux fixe semble prioritaire en période de hausse des prix. Mais pour investir où ? Idéalement dans un actif qui conserve sa valeur et protège l'épargne.

🚀 Investir dans les valeurs refuges

Les mérites de l'or, des matières premières, de l'immobilier et des titres indexés dans un environnement plus inflationniste devront être soigneusement pesés. Aucun de ces actifs ne constitue une couverture parfaite contre un retour de l'inflation, mais ils offrent un élément de protection d'un portefeuille d'investissement. Dans le même temps, il faudra peut-être s'interroger sur les actions, aussi bien celles des grandes entreprises technologiques ayant parié sur l'utilisation de drone dans le BTP par exemple, que celles des secteurs plus traditionnels en modernisation avec la digitalisation dans le bâtiment et autres domaines.

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La mémoire populaire des années 1970 s'est effacée au point qu'il est utile de rappeler l'ampleur des dégâts causés par l'inflation sur les portefeuilles d'investissement dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Au total entre 1945 et 1983, les prix de détail ont augmenté de plusieurs centaines de % au total. Certains emprunts d'Etat ont perdu jusqu'au deux tiers de leur valeur nominale, ce qui a entraîné une perte en capital de 95 % en termes réels avec l'inflation.

🚀 La décennie 70

Les actions ont connu un marché baissier sauvage au milieu des années 1970, tandis que les bénéfices des entreprises étaient frappés par le double fléau du contrôle des prix imposé par le gouvernement et de la spirale des coûts à un rythme plus rapide que l'inflation en raison du quadruplement du prix du pétrole et des augmentations de salaires élevés.

Pour les investisseurs l'immobilier commercial est largement considéré comme une bonne couverture contre le retour de l'inflation. En particulier si les baux commerciaux sont rédigés de façon à prévoir des revalorisations régulières des loyers. A-t-il apporté un quelconque soulagement à cette période ? Pas du tout. Le marché s'est effondré, provoquant la pire crise bancaire depuis les années 30.

Le risque est réel dans l'immobilier commercial, en particulier avec les règles de comptabilisation d'un loyer dans une SCI et l'importance des impayés durant le Covid à cause des fermetures administratives de restaurants. Au final investir dans une activité de locations commerciales comporte des risques en période inflationniste.

Le danger inflationniste des années 70 peut-il revenir ?

🚀 Au secours l'inflation revient ?

Il est très improbable que se reproduise la flambée extrême du niveau général des prix observée à l'époque, qui a vu l'inflation culminer à des niveaux jamais vu au milieu de la décennie 70. Lors du tournant de la rigueur de 1983 le pouvoir de négociation des syndicats, moteur essentiel de la spirale salaires-prix, a été brisé par le gouvernement socialiste de Laurent Fabius. Les mesures incitatives comme la comptabilisation de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat à l'initiative d'E. Macron peuvent alimenter un risque de hausse des prix, mais cela reste très limité.

Enfin dernier point concernant les salaires, aujourd'hui les gigantesques réserves de main-d'œuvre en Asie et dans d'autres parties du monde continue d'exercer une pression à la baisse, bien qu'en diminution, sur les rémunérations des travailleurs. Cela limite le danger d'une inflation par les salaires. Je connais un rédacteur web pour le bâtiment qui suit de près l'impact que cela peut avoir sur le BTP.

D'un autre côté il existe de bonnes raisons de remettre en question le discours actuel des banques centrales en matière d'inflation.

🚀 Le discours des banques centrales

En substance, les banques centrales sont convaincues que la hausse de l'inflation est transitoire. Elle résulterait du déséquilibre actuel entre une demande en plein essor et une offre limitée, alors que les économies sortent de la récession de Covid. De même, les hausses des prix des denrées alimentaires, de l'énergie et d'autres produits de base sont en partie attribuées à la faiblesse des prix lors de la pandémie, avec donc un rattrapage qui aurait lieu aujourd'hui.

Les effets des hausses de prix de matières premières sur l'indice des prix à la consommation seraient donc transitoires, si l'on en croit les banques centrales. Le risque à long terme serait contrôlé, voir inexistant.

Selon cette école de pensée, les augmentations des coûts des entreprises dues à un rebond ponctuel de la demande et à des goulets d'étranglement temporaires de l'offre ne devraient pas susciter de préoccupations inflationnistes à plus long terme. L'idée est que de telles augmentations de coûts peuvent simplement être absorbées par les marges des entreprises, ainsi que par une compression des salaires, plutôt que d'être répercutées sur les consommateurs finaux.

Malgré l'intensité du débat sur l'inflation, la confiance des banques centrales dans la maîtrise de la situation est largement partagée actuellement par les professionnels des marchés financiers.

Cela dit, il y a des raisons de penser que le consensus des banques centrales est dangereusement complaisant. Historiquement, les changements de régime de gestion monétaire ont été un signal d'alarme clair sur l'inflation. Au début des années 1970, la décision du président Nixon de rompre le lien entre le dollar et l'or a ouvert la voie à une approche monétaire plus laxiste.

L'avenir à court terme nous dira s'il y a lieu ou pas de craindre que les hausses de prix ne reviennent.

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Aix en Provence, le 7 juillet 2021

Michel Campillo

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➽ Sur le blog les articles d'actualité du BTP sont repris chronologiquement, voir aussi Le paiement direct du sous-traitant, Les opérations de sous-traitance et leur comptabilisation, Comptabilisation des FAE, Le risque d'un retour de l'inflation, Chômage partiel, l'indemnisation change au 1er juillet, L'abandon de loyer et sa comptabilisation, Les espaces de coworking se développent, La TVA des SCI, La comptabilisation d'un loyer. J'ai aimé cet article: « Face à la crise du Covid, le BTP recourt au digital  »

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